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...découvrez l'interview de Thomas, qui garde de très bons souvenirs de ses 5 années à Poisy...
Mais n'oubliez pas de visiter
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qui s'enrichie chaque jour.
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Thomas, bonjour,
Vous avez passé 5 années sur le site de Poisy, avant de nous parler de vos souvenirs à l’école, pouvez-vous résumer votre parcours depuis votre sortie de Poisy?
Après avoir fini mon BTS ACSE en 99, je suis descendu en Provence pour y suivre des études de droit.
Au départ, cela devait être une simple continuation des quelques enseignements juridiques reçus dans mon BTS, mais ce fut un vrai coup foudre pour le droit… j’en ai d’ailleurs fait 6 ans !
C’est parallèlement à mes études que j’ai commencé, petit à petit, à avoir la foi, et en 2003 j’ai demandé à faire pleinement partie de l’Eglise que j’aimais de plus en plus ; j’ai alors reçu la première communion et la confirmation.
L’appel à devenir prêtre, pour le moins inattendu, est venu ensuite.
Comment avez-vous discerné cet appel pastoral?
Peu de temps après avoir été confirmé, j’ai ressenti un véritable choc, une question qui s’ « imposait » à moi : « pourquoi ne deviendrais-tu pas prêtre ? »…
Passé le choc, j’ai décidé, en mon âme et conscience, de répondre ‘non’ à cette proposition, et de continuer ma vie, mon travail qui commençait sur Paris.
Mais deux ans plus tard le Christ est revenu à la charge, si j’ose dire, et c’est là, dans la paix que j’ai eu la joie de dire ‘oui’, et de rentrer quelques mois plus tard en formation pour devenir prêtre, au Séminaire saint Luc d’Aix-en-Provence.
Quel a été votre plus beau souvenir du séminaire?
Outre certains cours de théologie qui faisaient vraiment avancer ma compréhension de Dieu, mes meilleurs souvenirs sont, sans aucun doute, les pèlerinages vécus au long des six années de formation, en Terre Sainte, à Rome, et aussi en Haute Savoie, sur les traces de saint François de Sales.
Grâce à ce retour aux alentours d’Annecy j’ai découvert des lieux à côtés desquels j’étais passé de nombreuses fois sans y prêter attention !
Et votre plus mauvais?
Jocker ! … Peut être le fait d’avoir dû restreindre mes sorties cinéma!
Nous avons entendu parler de votre ordination diaconale. En quoi cela consiste-t-il?
C’est une messe durant laquelle on est ordonné diacre, serviteur.
L’évêque, au nom de l’Eglise, dit une prière particulière et m’impose les mains sur la tête pour m’ordonner, c’est-à-dire pour me configurer au Christ Serviteur.
Je suis alors uni à un diocèse (celui d’Aix-en-Provence), et l’évêque m’envoie ensuite en mission.
Pouvez-vous nous parler de la Paroisse de Martigues, dont vous êtes au service en ce moment?
C’est une paroisse de 50.000 habitants, mais dont la pratique n’est pas très élevée!
Martigues est une belle ville, avec des canaux, et elle a un beau surnom, la « Venise Provençale ». Les gens y sont très accueillants, et les chrétiens sont certes peu nombreux, mais très actifs dans la vie de la communauté et de la ville, tant les plus jeunes que les plus âgés.
La paroisse de Martigues possède un blog très vivant. Comment est-il animé? Par qui?
Depuis deux ans, un paroissien a pris en main la communication de la paroisse, notamment en animant un blog, qui permet aux paroissiens de suivre les actualités de la vie paroissiale, mais aussi, pour les gens de passage, de trouver les informations essentielles (horaires de messe, inscriptions pour un baptême ou un mariage).
C’est un blog très réactif, souvent les homélies sont à peine prononcées qu’elles sont déjà en ligne !
Vous allez être ordonnée prêtre en juillet prochain. Pourquoi ce choix? Comment se déroulera cette célébration?
Le désir d’être prêtre a motivé mon entrée au séminaire, et je m’y prépare depuis bientôt 7 ans.
C’est une réponse libre et joyeuse à cette proposition que m’a fait le Christ de servir son Eglise.
Etre prêtre, c’est manifester d’une manière particulière la présence de Dieu au milieu des hommes.
La mission du prêtre est notamment d’annoncer que la vie est plus forte que la mort, que le beau et le bien valent qu’on se batte pour eux, et qu’il y a toujours une espérance, une petite flamme, qui brille dans la vie des hommes, même aux moments les plus sombres de leurs vies. C’est pour cette annonce de la Bonne Nouvelle (l’Evangile) que je veux donner ma vie.
Le 1er juillet prochain, à la cathédrale d’Aix-en-Provence, je serai ordonné prêtre.
C’est une célébration qui ressemble à l’ordination diaconale, avec quelques gestes supplémentaires, comme par exemple l’imposition des mains sur ma tête par tous les autres prêtres, un par un, qui m’accueillent ainsi dans la fraternité sacerdotale.
Que pensez-vous de la « pénurie de prêtres » actuellement?
Que l’on soit en Provence ou en Haute-Savoie, la pénurie des prêtres touche l’ensemble des paroisses. C’est un fait, mais, face à ce fait, faut-il baisser les bras?
Je pense au contraire que de cette situation est une occasion à saisir : d’une part pour que chacun, prêtre ou laïcs, prenne sa part de mission ; d’autre part pour trouver de nouveaux modèles d’organisations, pour inventer l’Eglise de ce XXIème siècle… cela ne veut pas dire tout changer, mais plutôt réinvestir la vie chrétienne avec des idées neuves, en s’appuyant sur ce que nous ont laissé nos ainés.
Et puis, cette situation est aussi une invitation, à la prière, pour demander des prêtres et pour que notre monde ait la foi, et une invitation à l’espérance, car Dieu sait ce qui est bon pour nous.
Merci beaucoup, cher Thomas, d'avoir trouvé un instant pour répondre, si vite, à nos questions.
Je commençais notre discussion par vos souvenirs de Poisy. Mais, pris par votre parcours, nous avons un peu oublié de parler de votre passage à l'école, souhaitez-vous dire quelques mots pour conclure?
Oui! Car mes 5 années passées à Poisy sont très importantes pour moi.
Poisy fut pour moi un lieu fondateur d'éveil à la vie dans toutes ses formes, et aussi un lieu d'apprentissage du "beau et dur" travail des agriculteurs.
Le temps du lycée et du BTS fut un temps très heureux, avec une belle vie sur le plateau, un peu à l'écart du monde, dans un climat serein et amical.
J'ai apprécié la qualité de présence et d'écoute des professeurs et des personnes qui prenaient soin de nous à l'internat. Aujourd'hui, c'est un peu loin (pensez, on faisait la queue devant les cabines téléphoniques !), mais souvent lorsque je vais à la campagne, j'ai un battement de coeur particulier qui monte jusqu'au plateau de Poisy !"
Merci Thomas. Nous essayerons de descendre à Aix-en-provence, le 1er juillet prochain, pour vous accompagner sur ce nouveau chemin.
Recevez toutes nos amitiés.
Pour le bureau des Anciens Elèves,
Le Président, Olivier Paris
Patricia Bally, professeur à Poisy, nous propose quelques nouvelles de Camille BANNES, qu'elle a rencontrée récemment.
Actuellement, Camille est "chargée d’études en environnement" au sein du bureau d’études SAGE ENVIRONNEMENT (Annecy-le-Vieux, Haute-Savoie).
Son travail consiste en la réalisation de dossiers règlementaires (80% de mon temps, beaucoup de bureau):
- étude d’impact,
- dossier de défrichement,
- dossier CNPN,
- dossier de DUP...
Elle participe également (20% de son temps, terrain exclusivement) à des suivis de vidange de barrage EDF, à des pêches électriques, à des missions de terrain diverses et variées…
Camille a effectué un BAC S, Option Biologie-Ecologie (spécialité Agronomie) et a obtenu son Bac avec Mention Bien en 2005.
Puis de 2005 à 2007, elle intègre une classe préparatoire scientifique BCPST, lycée Champollion, Grenoble (38), puis en 2007, l’école d’ingénieurs à l’ENSAT - Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (31).
En 2009, elle effectue un semestre universitaire à l'étranger avec pour thème la conservation de la faune sauvage. Sa destination : Lincoln University- Christchurch, Nouvelle Zélande.
(Cours suivis : Advanced Ecology, Toxicology, Wildlife Biology, Environmental Planning).
En 2010, elle passe son diplôme d'ingénieur agronome, Spécialité Qualité de l'Environnement et Gestion des Ressources, à l'ENSAT, Toulouse.
Durant sa scolarité, Camille a pu réaliser des stages très enrichissants :
* 2008 : CEMEX Granulats (31), 200h, Diagnostic environnemental d’anciennes gravières, "Projet Tutoré"
. Etudes floristique et faunistique,
. Gestion de projet: GANTT, WBS,
. Apprentissage de la technique de pêche au filet.
* 2009 : Apollon74, Minzier (74), 10 semaines, Réalisation d'un protocole herpétologique dans le cadre de l'étude d'impact environnemental de l'A41:
. Gestion de projet, travail en collaboration avec LPO et FRAPNA,
. Apprentissage de la méthode des plaques pour la prospection de reptiles,
. Réalisation de supports d'animation et d'information.
* 2010 : SAGE Environnement, Annecy-le-Vieux (74), réalisation des études préalables au 2nd Contrat de Rivière du bassin versant du Garon:
. Gestion de projet environnemental, planification, proposition d'actions,
. Rédaction du rapport de synthèse à usage des acteurs du bassin versant et présentations orales,
. Campagnes de terrain : physico-chimie, IBGN, IOBS, IBD, pêche électrique...
Interrogée sur sa scolarité à Poisy, les raisons de son choix et ses souvenirs, Camille Bannes témoigne :
« Le lycée agricole de Poisy est une structure à taille humaine, où les élèves sont connus du corps enseignant et administratif et vice versa, et où les échanges sont possibles, voire encouragés, contrairement à de nombreuses structures de l’enseignement secondaire et supérieur.
La possibilité d'étudier l’écologie et l’agronomie en filière S m’a décidé et je ne l’ai pas du tout regretté.
Attention cependant, les cours d’écologie remplacent les cours de géologie, normalement proposés en filière S, et il est possible d’être dans un premier temps un peu perdu dans cette matière si on poursuit ses études. Mais ces lacunes ne sont pas insurmontables et sont, somme toute, vite comblées.
Le cadre paysager, l’enseignement proposé ainsi que la proximité d’un centre d’élevage et de formations post-bac tournés vers l’environnement et l’agronomie en général (IER, BTS) forment un ensemble cohérent. Ce qui invite le lycéen intéressé par la nature, l’environnement ou l’agriculture à se diriger scolairement et à plus long terme professionnellement dans ces domaines. »
Légende photos ci-contre :
Etude des milieux rivulaires de la Basse Isère – Investigations de terrains réalisées en été 2011- Maître d’Ouvrage : EDF
Assistance au pilotage de l’étude : Professeur G. Blake
Validation scientifique : Pr. G. Blake, Pr. O. Manneville, Pr J. Girel
Il s’agissait d’étudier l’état des populations de roseaux sur la Basse Isère.
Bonjour Romain,
Tu as contacté récemment le Service des Anciens Elèves de Poisy-Chavanod, pour nous parler de votre dernier Salon des Métiers et des Professionnels de l'Ecologie, qui s'est tenu à Montpellier en février 2012.
Très beau travail, ce salon, mais peux-tu te présenter rapidement à nos internautes?
Je suis Romain Chanoine, j’ai obtenu un BTS en aquaculture en 2008 à Poisy, après une seconde et un Bac STAE en aménagement du territoire.
J’ai donc passé 5 ans à Poisy, j’en garde un bon souvenir.
Pourquoi ce choix de l'Aquaculture ? et quel parcours ensuite ?
A l’époque j’étais passionné de poissons d’aquarium et je voulais travailler dans cette filière.
J’ai donc continué sur une Licence professionnelle en aquaculture continentale et aquariologie à Nancy, une bonne formation pour ceux qui veulent travailler dans le milieu des aquariums.
Dans le cadre de ma licence, je suis parti 6 mois au Bénin à CREDI-ONG, une association qui œuvre pour le développement de l’aquaculture à travers la création du RENAPIB (Réseau National des Aquaculteurs et Pisciculteurs du Bénin), la formation et la recherche appliquée pour l’alimentation des poissons avec des sous produits agricoles locaux.
Ils travaillent également pour la protection de l’environnement à travers la création d’une réserve naturelle communautaire de 1000 ha dans le sud du pays. La Vallée du Sitatunga.
J’étais chargé de faire les plans d’un musée vert d’écotourisme et de mettre en place des aquariums pour présenter les espèces locales.
Et après cette licence, un autre pays à l'horizon? ou une autre formation?
Après la licence je suis parti 3 mois en Australie pour améliorer mon anglais. Puis j’ai travaillé pendant 6 mois comme vendeur en animalerie.
Pourquoi n'es-tu pas resté dans le secteur de l'animalerie?
J’ai pratiquement arrêté, en effet, l’aquariophilie depuis.
Je suis toujours passionné par les poissons d’eau douce et j’ai eu la chance, depuis, d’aller plusieurs fois prospecter des rivières africaines.
Par contre les aquariums et surtout la filière commerciale de l’aquariophilie, qui a un impact non négligeable pour l’environnement et qui est parfaitement irrespectueuse des animaux qu’elle prétend héberger, ne correspond pas du tout à mes convictions.
J’étais déjà conscient de cette réalité avant de travailler en animalerie et je considérais cet emploi comme un premier emploi avant de trouver un poste si possible à l’étranger.
Mais je ne trouvais pas d’autre travail qui m’intéressait et ne voulant pas continuer dans ce milieu, j’ai donc repris les études.
Et que fais-tu donc maintenant ?
Je suis sur un Master pro, plus précisément en deuxième année de Master BAEMT (Bioressources Aquatiques en Environnement Méditerranéen et Tropical) à Montpellier.
C’est un master sur l’écologie des milieux aquatiques avec des options en aquaculture.
Cet été je suis repartis 4 mois et demi en stage à CREDI-ONG au Bénin où j’ai fais un inventaire des poissons de la réserve naturelle.
Et cette année, où feras-tu ton stage? en France?
Non, cette année je vais faire mon stage à Madagascar pendant 6 mois avec l’APDRA, une association française qui œuvre pour le développement de l’aquaculture paysanne en Afrique.
L'Afrique a l'air de beaucoup t'attirer... en feras-tu le lieu de tes prochains projets professionnels?
En effet, après mon master j’aimerais bien continuer dans cette voie et travailler dans des projets d’aquaculture vivrière ou de gestion des milieux aquatiques en Afrique.
Au moins pour quelques années...
Très beau projet et nous y revendrons dans une prochaine discussion, si tu le veux bien?
Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas... mon mail est en lien ci-dessous.
Amicalement
Romain
Merci beaucoup Romain... et à très bientôt!
Olivier
Bonjour Guillaume.
Nous avons découvert, sur ton blog, de magnifiques images et reportages dont tu es l’auteur.
Depuis quand observes-tu la nature ainsi ?
La nature, c’est une histoire de passion qui a rythmé mon enfance en montagne. Dès mon plus jeune âge, je savais que je voulais travailler au contact de cette nature…
J'aime attendre, caché dans l’obscurité... Attendre, que l’aube se lève, pour saisir la lumière, et la vie sauvage qui s’agite ici.
Je ne compte plus les jours ni les nuits passés en montagne, à disparaître du paysage, pour voir sans être vu.
Alors, avec ce constat, quels furent tes choix scolaires et pourquoi ?
Je me suis orienté vers un Bac S option biologie écologie, car je pensais que c’est celui qui m’ouvrait le plus de porte pour la suite.
Mais après le bac, je ne me voyais pas partir dans de longues études théoriques.
J’ai donc intégré Poisy pour le BTS Gestion forestière, tout en sachant qu’au bout de deux ans, j’aurais déjà un diplôme si je souhaitais arrêter, mais je pourrais aussi continuer.
Et c’est tout naturellement que j’ai poursuivi avec le BTS Gestion et protection de la nature et la licence d’aménagement du territoire.
Mais tu n’es pas resté dans un horizon professionnel classique, pourtant bien dégagé par ce beau cursus scolaire…?
Non, en effet, mais depuis une dizaine d’années, une passion me dévorait. Dès que j’avais du temps libre, je partais seul en montagne, pour faire de la photo animalière.
Marcher, ramper, escalader, approcher, se cacher et attendre, pour essayer d’immortaliser l’instant.
J’ai appris au fil des ans à maîtriser le monde du camouflage pour saisir des petits instants de vie sauvage dans leur intimité.
J’ai appris à connaître aussi la réaction des animaux. Car la règle d’or en photo animalière c’est de ne pas déranger !
Il faut savoir s’arrêter avant d’aller trop loin, et ne pas tenter une approche si on risque de faire fuir les animaux.
Et par n’importe quelle météo ?
Jour de pluie où les gouttes d’eau scintillent sur la végétation.
Jour de brume où les animaux ne sont plus que des silhouettes qui bougent dans un univers feutré de gris.
Jour de givre, où le froid épuise la batterie de l’appareil photo.
Jour de neige, où la tempête qui me fouette le visage donne une intensité incroyable aux images…
J’aime me plonger dans ces instants, et essayer d’en faire ressortir toute l’ambiance. Au-delà de la photo documentaire, je recherche plutôt les traits artistiques et les atmosphères sauvages.
Tu pratiques donc cette passion en toutes saisons ?
Mais oui, chaque saison j’ai mes rendez-vous, dans un rythme dicté par la nature : combats de bouquetins, parades de tétras-lyres, naissances des chevreuils, brame du cerf,…
Et toujours la nature nous surprend, pour peu qu’on prenne le temps de s’y perdre.
Et comment mieux découvrir toutes ces belles rencontres ?
Je vous invite à les découvrir sur mon blog : http://maurienne.nature.free.fr/blog
... et si vous venez y faire un petit tour, merci de me laisser vos impressions dans le livre d'or!
Tu as intégré un Master assez particulier. Peux-tu nous dire pourquoi et en quoi consiste cette nouvelle étape ?
À travers des expositions et des projections, j’ai pu rencontrer un public qui m’a conforté dans cette passion.
J’ai alors intégré à la suite de Poisy un Master unique en Europe : "réalisation de documentaire animalier", où j’ai pu réaliser mon premier court métrage!
Les formations précédentes m’ont permis d’acquérir de bonnes connaissances naturalistes, indispensables pour cette filière.
Aujourd’hui je suis en Master 2 "réalisation de film documentaire animalier", et nous passons en même temps un diplôme universitaire en photographie animalière.
(Pour info : Master réalisation de films documentaires animaliers : www.iffcam.net Ecole de Cinéma Animalier).
Des réalisations, des projets ?
Mon premier film "A pas de velours" est visible sur mon site internet .
Je commence maintenant un nouveau projet de film pour cette année, et je continue bien sûr de faire des photos !
N.D.L.R: D’ailleurs un portfolio sera consacré à Guillaume et à son travail, dans les premières pages du magazine 'Image & Nature' n°45 qui paraitra au début du mois d’octobre.
Ton avenir, comment le vois-tu ? Pourras-tu vivre de cette passion?
Mon avenir, je ne le connais pas encore...
La photo et maintenant la vidéo prennent de plus en plus de place dans ma vie.
J’ai pris le statut d’auteur-photographe depuis l’été 2011.
Après mon passage à Poisy, j’ai aussi gardé un très bon contact avec mes anciens camarades de classe, dont certains travaillent dans les espaces naturels.
Les images ont un fort impact dans la communication en matière d’environnement et sont assez demandées.
Mais je reste réaliste, et pour l’instant je pense que c’est très dur d’en vivre.
Il faut que ça reste avant tout une très belle passion pour ne pas la gâcher.
Alors je pense faire plusieurs activités après les études (peut-être passer le brevet d’accompagnateur en montagne…) et voir si petit à petit j’arrive à vivre de cette quête de l’image de nature.
Affaire à suivre donc !
Merci Guillaume… et encore Bravo ! et Bon vent !
(Octobre 2011)
Bonjour Heïdi,
Nous profitons d'une de ta récente intervention devant les élèves de l'école (lien web ici) pour te poser quelques questions. (et en préambule, nous conseillons la lecture de ton très beau blog - lien en fin d'article).
Peux-tu nous rappeler comment a commencé ton parcours à Poisy ?
Bien sûr. Après le collège, je souhaitais m’orienter vers des études en lien avec l’environnement, le lycée agricole de Poisy s’est alors imposé.
J’étais particulièrement attirée par la singularité des études proposées, notamment le bac STAE (à l’époque !).
Mon cursus s’est en fait poursuivi par un bac S option biologie-écologie.
Et après le Lycée de Poisy ?
Suite au lycée, et après de nombreuses hésitations sur le chemin à prendre, j’ai intégré l’école IER à 200m du lycée pour trois ans. J’ai essayé de tirer de la spécificité du programme IER, le maximum, afin de mettre le cap sur des études en glaciologie.
Ainsi, lors de ma première année, j’ai effectué un stage d’un été sur l’étude du glacier de Trient dans le massif du Mont-Blanc.
En seconde année, avec l’aide de l’équipe administrative, j’ai travaillé à la mise en place d’un partenariat avec l’université la plus au nord du monde, UNIS sur l’archipel norvégien du Spitzberg, dans laquelle je resterais 6 mois en troisième année.
S’en suivent 6 mois à l’université Lyon 3, et un stage de 3 mois au laboratoire EDYTEM (Environnements et DYnamiques des TErritoires de Montagne) avant de prendre la décision de quitter prématurément l’IER afin de partir dès la fin de la licence dans le master de mon choix.
Suite à ces nombreuses expériences IERiennes j’ai décidé de me lancer pleinement dans des études en glaciologie.
Es-tu restée sur le territoire français ou as-tu voyagé un peu?
Ce domaine étant très spécialisé, et souhaitant garder une ouverture sur l’international, je suis partie faire un Master de Sciences en Glaciologie (MSc Glaciology) à l’université galloise d'Aberystwyth.
Ce master a été une fabuleuse expérience tant au niveau scolaire qu’humaine.
J’ai particulièrement apprécié la qualité de l’enseignement à Aberystwyth, le support qu’apportent les professeurs aux étudiants et l’ambiance de travail et d’entraide entre les étudiants.
Nous étions une petite classe de 6 étudiants, tous passionnés de milieux extrêmes et d’environnements glaciaires.
Le master au Royaume-Uni ne dure qu’un an, alors qu’en France il faut 2 années pour obtenir le diplôme, un avantage non négligeable!
Et après ce master, quels autres projets ou réalisations?
Suite à ce master j’ai décidé de prendre une année de « relâche » afin d’avoir le temps de postuler à des thèses en glaciologie.
J’ai également pu intégrer deux expéditions de recherche en glaciologie, organisées par l’université d’Aberystwyth : au Népal en octobre-novembre 2010, et au Groenland en avril-mai 2011.
A la suite de nombreuses pérégrinations administratives j’ai été acceptée en Thèse en glaciologie à Aberystwyth, mais j’attends encore la réponse de l’université UNIS au Spitzberg.
Quelque soit l’université, la thèse commencera en septembre 2011.
Nous te souhaitons le meilleur pour ce mois de septembre... et d'ici là... des vacances cet été?
Non, cet été, je travaille pour la Fondation Petzl, à l’évaluation du risque lié à la traversé du Grand Couloir (couloir du Gouter) sur la voie normale du Mont-Blanc : l’association d’une fréquentation touristique très importante, à un aléa chutes de pierres, forme un risque conséquent qui n’avait jamais été quantifié auparavant.
A ce sujet, dans le cadre de la semaine du développement durable, une conférence sur les glaciers et le réchauffement climatique a été proposée à près de 170 élèves du site de Chavanod.
Tu animais cette conférence. Qu'en as-tu retenu? Les élèves semblaient-ils intéressés? Ce rôle de conférencier t'a-t-il plu?
L’intervention sur les glaciers et le réchauffement climatique devant les secondes et premières du lycée agricole de Chavanod s’est formidablement bien passée !
Les élèves ont été curieux et se sont montrés sensibles et intéressés aux problématiques de changement climatique et de son impact sur la cryosphère.
Ce fut une très bonne première expérience pour moi, que j’espère avoir l’occasion de réitérer de nombreuses fois...
Et pour revenir à ton passage sur le Lycée. Que retiens-tu de tes années lycée?
Je garde du lycée le souvenir d’une atmosphère très famille et également un bon encadrement des lycéens par une équipe enseignante dynamique et sympathique.
As-tu gardé des contacts avec des collègues de promos ou d'internat?
Bien sur, j’ai encore des contacts avec nombreux de mes anciens collègues du lycée, les réseaux sociaux aidant à garder le lien! Justement avec ma promo de term.S nous nous sommes données rendez-vous ,5 ans après l’année du bac, ce qui devrait être cet été. Il va falloir qu’on s’organise!
Que dirais-tu à nos jeunes encore scolarisés, tentés, comme toi, par la glaciologie? Quels conseils pourrais-tu leur prodiguer?
La glaciologie est avant tout une histoire de passion.
Il faut en vouloir pour y arriver, la persévérance est la clé.
L’important est aussi de multiplier les expériences dans ce domaine au travers des stages, ou des programmes d’échange à l’étranger type ERASMUS.
La glaciologie est un petit monde où tout le monde se connaît, se tisser un réseau est essentiel pour espérer y faire carrière!
Très belle conclusion Heïdi!
Et ce réseau dont tu parles, nous espérons bien pouvoir, le plus souvent possible, en être un des maillons de base en faisant le maximum pour faire vivre cette Grande Famille des anciens de l'école; source d'échanges, d'expériences, de contacts et d'aventures humaines...
Bonne continuation dans tes passionnantes missions.
N'oublie pas de nous donner des nouvelles...
Bien amicalement
Juillet 2011
Joël BAUD-GRASSET, sorti du Lycée de Poisy en 1989, est Agriculteur à Bogève (74), marié et père de trois enfants.
Il est Conseiller Général de la Haute-Savoie (Canton de Boêge), élu au Conseil Général depuis 2001.
Bonjour Joël! Quelles sont vos fonctions et attributions, aujourd'hui au Conseil Général de la Haute-Savoie ?
Je suis Président de la Commission Culture et Patrimoine depuis 2004.
En tant que représentant d’un canton rural, en périphérie d’un grand centre urbain, la couronne Annemassienne, je pense qu’il est important de diffuser la culture et également valoriser notre patrimoine.
Je suis également membre de la Commission Développement Rural, Eau, Environnement
Vous avez débuté votre carrière politique assez tôt ? Pourquoi ce choix ?
J’ai eu la chance de côtoyer Raymond BOUVIER, Maire de ma commune de 1959 à 2001, Vice-Président du Conseil Général et Sénateur de 1977 à 1995.
Ma Mère a été Conseillère Municipale de 1977 à 1989, première femme élue à BOGEVE.
Donc j’ai compris très vite ce que représentait la prise de responsabilités et donner du temps pour la Collectivité.
Comment organisez-vous votre vie professionnelle et politique ?
Jusqu’en 2007, j’étais associé en GAEC avec ma Mère en production laitière à reblochons et avec mon indemnité d’élu, j’avais embauché un salarié.
Un jeune a essayé de s’associer avec moi, mais suite au décès de ma Mère, la vie sociale sur la ferme a beaucoup changé et mes absences récurrentes n’ont pas facilité le suivi de l’exploitation.
J’ai donc décidé de simplifier l’activité agricole, pour un élevage de génisses et production de foin.
Cette décision a été très dure mais ma structure d’exploitation ne me permettait pas de continuer seul.
La responsabilité de Conseiller Général est très prenante, si l’on s’implique, car même si nous sommes élus sur un canton, nous sommes également élus pour le Département.
Quelles sont vos actions en faveur du monde agricole que vous connaissez bien ?
Je veille sur l’action du Conseil Général envers le monde agricole, mais je laisse à mon collègue François MOGENET, Conseiller Général du canton de SAMOENS, très compétent, le suivi du dossier agricole.
Quelles sont vos actions économiques et culturelles pour votre canton de Boëge ?
J’ai été élu en 2001 et j’ai immédiatement travaillé avec Denis BOUCHET, Conseiller Général du canton du BIOT, pour bâtir une politique montagne dans le département de la Haute-Savoie.
Notre objectif était de soutenir les stations de moyennes montagnes qui connaissaient, du fait du manque de neige, les fluctuations de chiffres d’affaires.
Nous avons donc mobilisé la taxe sur les remontées mécaniques afin de financer des travaux de restructuration de ces domaines skiables (profilage de pistes, neige artificielle).
Dans mon canton, nous avons pu signer quatre contrats d’objectif avec la station des Brasses pour le secteur alpin et pour le secteur nordique, et avec la station des Habères, pour le domaine alpin et le foyer de ski de fond d’Habère-Poche.
J’ai pu trouver un certain nombre de financement pour aider des festivals (rock, musique traditionnelle…).
J’ai également mobilisé un financement pour la rédaction d’une plaquette (la Vallée Verte, des hommes, une terre) distribuée dans tous les foyers résidents du canton.
Quels sont vos souvenirs de vos 3 "années lycée" à Poisy ?
Mon arrivée à POISY a été un bouleversement psychologique.
J’ai découvert l’internat et l’éloignement familial, ce qui était très dur.
Heureusement, la dimension familiale du Lycée et l’accueil par les premières et les terminales a favorisé mon épanouissement.
La forte personnalité de Laurent VIGUIER, responsable de l’internat, m’a beaucoup aidé à me construire.
La rigueur et la crainte étaient nécessaires pour m’aider à passer ce cap de l’éloignement familial et la construction de ma personnalité.
Avez-vous gardé des contacts avec des camarades de classe ou d'internat de cette époque ?
J’ai gardé des contacts avec des collègues bien souvent agriculteurs.
Certainement parce que nous partagions les mêmes « valeurs » et surtout la simplicité de nos rapports. « Les autres » avaient souvent des situations familiales différentes parcequ’ils étaient issus de CSP (catégorie socio professionnelle) autres.
Cependant, ceci m’a permis d’analyser ces jeunes sans les jalouser forcément.
En conclusion, que vous a appris votre passage à Poisy ?
Nous ne sommes pas issus d’une marque de fabrique mais quand même, il nous vient souvent à l’esprit ces profs ou ces animateurs qui on fait que POISY est singulier.
J’étais venu pour acquérir de la technique agricole et j’ai eu les bases pour pratiquer le métier le plus passionnant du monde… et devenir acteur de mon territoire.
Joël BAUD-GRASSET, merci de nous avoir accordé un instant, et rendez-vous lors d'une prochaine manifestation du Lycée, que vous ne manquerez pas, nous l'espérons, d'honorer de votre visite.
La rédaction web de www.depuis1953.fr
Printemps 2011
Anthony GRANGER ne se serait jamais imaginé dans une école d’ingénieurs…
En 2ème année de BTS, un ancien du Lycée Agricole de Poisy-Chavanod, vient présenter l’Esitpa : début de réflexion pour lui… «Je n’ai jamais été premier de classe, en revanche j’ai toujours eu de bons dossiers.»
Il a tenté sa chance… Il a réussi !
Pour ce Savoyard très attaché à sa région, quel challenge ! «Annecy et Rouen, ce n’est pas la porte à côté ! J’ai eu des coups de blues. Normal ! J’ai appris à me débrouiller.»
Avec 2 ans de recul, Anthony peut dire que cela se passe bien pour lui.
Au 1er semestre en 3ème année, il était classé 20ème sur une promo de 100. Et petite réussite personnelle : il est arrivé
1er dans le module Economie, Fiscalité, Droit et Filières…
Concernant la formation à l’Esitpa, Anthony est intarissable. «La formation est très pratique. Elle permet de comprendre d’un point de vue scientifique les pratiques agricoles et de porter un regard critique sur les informations des médias concernant
l’agriculture et l’agroalimentaire. »
Dans le cadre des cours de microbiologie, il a pu réaliser une analyse de reblochon ! Son cours préféré sans hésitation : «Le cours de Thierry Pouch* sur l’explication du pourquoi de la PAC*!»
Pour l’étudiant, ce qui compte à l’Esitpa, c’est l’ouverture et tout ce que l’on entreprend à côté des cours : les stages, les travaux de groupe, les initiatives personnelles largement encouragées dans la formation.
«On apprend à se débrouiller, à être autonome.»
Il est parti un mois à Madagascar réaliser un diagnostic de la filière gingembre dans le cadre de la Mission d’Etudes à l’Etranger. Cette année, il a organisé une conférence dans le cadre du cycle « Graines de sens » sur le thème : «Se nourrir, à quel prix?».
Une initiative personnelle qu’il juge à la fois très enrichissante et gratifiante.
Pour la suite l’élève ingénieur ne manque pas de projets. Il a décroché par candidature spontanée un stage au Ministère de l’agriculture à Paris pour travailler sur un thème qui lui est cher : dynamiser la politique d’aides à l’installation des Jeunes Agriculteurs.
En 5ème année, il compte choisir parmi les domaines d’approfondissement proposés à l’Esitpa, celui de Gestion des entreprises et entreprenariat.
Pour le projet ingénieur de 26 semaines en 5ème année, il irait bien à FranceAgriMer, organisme d’échanges et d’arbitrages des filières agricoles françaises.
La formation à l’Esitpa, Anthony en est très satisfait. Elle lui a apporté une ouverture à 180°.
Il apprécie de témoigner que la formation d’ingénieur après un BTS, c’est possible. Il insiste même : « Souvent, on n’y pense pas. Pire, on pense que ce n’est pas possible. »
Et pour conclure cette fois : « L’agriculture, ce n’est plus un métier ringard. C’est un secteur très dynamique, qui fait preuve de
beaucoup d’innovation. L’atout de la formation d’ingénieur, c’est vraiment l’emploi. »
Propos recueillis par Charlotte BONNET - ESITPA
* Thierry Pouch est spécialiste des problématiques d’Economies et politiques agricoles à l’APCA (Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture).
* PAC : Politique Agricole Commune
NOTA : Anthony GRANGER, d’Annecy le Vieux, a passé 5 annnées à Poisy (seconde générale au lycée et première et terminale STAV et deux années en BTSA ACSE. Il finit sa quatrième année d’école d’ingénieur (entrée directe en 3ème année).
Cet article est extrait de la dernière newsletter de l'ESITPA, école d’ingénieur en agriculture située à Rouen.
6 anciens élèves de Poisy y poursuivent leurs études (5 ACSE et 1 AQUA).
Juin 2011
Bonjour Bruno, merci de nous accorder un moment.
Peux-tu te présenter à nos internautes ?
Je m’appelle Bruno Dunoyer, j’ai 48 ans, je suis marié et père de 2 enfants de 15 et 11 ans.
Je suis originaire d’Ugine en Savoie.
J’habite Madagascar depuis 1995 et j'ai fait toute ma carrière à l’expatriation.
Tu as donc quitté Poisy en 1981-1982; quel a été ton parcours ensuite ?
Après mon BTAG, je suis parti une année en Angleterre pour me perfectionner en Anglais en faisant pas mal de petits boulots dans des pubs puis dans une ferme de polyculture élevage.
A mon retour j’ai fait un BTS TRADICOPA par correspondance au CERCA D’Angers.
Puis, je suis revenu à Poisy comme surveillant d’internat pendant 2 ans de 1983 à 1985.
Ensuite je suis parti en Afrique en 1985 avec une ONG (AFVP, Association Française des Volontaires du Progrès), comme volontaire du service national.
J’ai effectué 2 ans de contrat volontaire au nord du Burkina faso sur un projet de périmètres maraichers.
Cette ONG m’a proposé par la suite d’intégrer l’équipe de permanents et j’ai donc, pendant 4 ans supplémentaires, travaillé sur des projets de développement agricole (coopératives, agriculture villageoise) au Cameroun et au Congo.
Durant cette période « Africaine » et bien j’ai eu l’occasion de pas mal voyager en moto; qui est le moyen de locomotion idéal pour se déplacer dans ces pays et à deux reprises, entre 1989 et 1992, j’ai traversé l’Afrique depuis mon poste d’affectation jusqu’en Savoie: plusieurs milliers de kms à chaque fois avec des souvenirs inoubliables.
En 1992 j’ai quitté l’AFVP avec l’idée de continuer ma carrière à l’étranger.
Je suis revenu au Cameroun pour participer à la mise en place d’une conserverie de légumes surgelés destinés au marché de l’exportation avec comme partenaire le groupe Bonduel. L’idée était de mettre en place un réseau de petits planteurs dans la région ouest du Cameroun qui produirait des légumes (haricots verts, asperges…) pour une unité de transformation-surgelation.
J’ai, pendant 2 ans, participé au développement de ce projet agricole puis, par chance et relation, on m’a proposé de faire la même chose à Madagascar pour un investisseur privé.
J’ai donc intégré mon nouveau poste en 1995 et j'ai travaillé pour cette société jusqu’en 2001.
Toujours par relation en 2002, on m’a proposé de reprendre la Direction d’une plantation de cacao et plantes à parfum dans le nord de Madagascar. appartenant à un groupe Français à l’époque (le Groupe Charabot, parfumeur de Grasse)
Ce nouveau challenge m’a de suite intéressé car j’avais, depuis longtemps, envie de vivre une expérience en plantation conséquente.
Cela fait maintenant 9 ans que je suis sur ce poste.
Où es-tu installé actuellement ? Souhaites-tu y rester ou rentrer un jour en France ?
J’habite le nord de Madagascar sur la côte ouest et je n’ai pas vraiment l’intention de rentrer en France. Je n’ai jamais travaillé en France sauf pendant mes 2 ans comme surveillant à Poisy. Ce n’est pas facile après toutes ces années (26 ans) de revenir en France travailler.
Je rentre en vacances en France régulièrement et cela me suffit.
Je me plais à Madagascar et espère continuer et terminer ma carrière ici.
Ta formation à Poisy t’a-t-elle préparé à cette expatriation ?
Ma formation à Poisy, m’a fait comprendre qu’il serait difficile pour moi d’avoir ma propre exploitation agricole, car n’étant pas du milieu agricole. Cela m’a permis de mûrir mon projet de départ en Afrique.
Tout ce que j’ai appris à Poisy m’a bien entendu servi pour trouver un poste à l’étranger, mais je serai parti même sans être passé à Poisy.
A-t-il été facile de s’adapter à la vie Malgache ?
Avec mon expérience avant Madagascar et bien je n’ai pas eu de mal à m’adapter, même si les Malgaches sont très différents des Africains.
Le choc des cultures, et bien, je l’ai eu plutôt lors de mon premier séjour en Afrique, au Burkina faso. Mais à 23 ans, on s’adapte facilement et on est capable de tout accepter, condition de vie, éloignement, contrairement à maintenant quand l’on à une famille et des enfants à scolariser.
Par exemple mes enfants sont en pension dans un lycée Français à Madagascar et nous ne les voyons que lors des vacances scolaires, c’est ça le plus difficile à accepter.
Quelle est ton activité professionnelle ? Que produisez-vous ? Pour quelles destinations ?
Je suis donc directeur d’exploitation sur une propriété de 1 350 hectares où nous produisons du cacao, des épices et des plantes à parfum, que nous distillons avec nos propres appareils.
Toutes ces productions sont destinées au marché de l’exportation, soit pour des chocolatiers et industriels chocolatiers, soit pour des grossistes (épices et huiles essentielles).
Ce sont des cultures intensives ? raisonnées ? bio ?
Nos cultures intensives sont :
- Le cacao sur 500 ha. Nous produisons environ 600 Tonnes de fèves fraiches par an.
- L’ylang ylang, le vetiver, le lemongrass, le palmarosa, le combava, le basilic, le patchouli…. Différentes plantes à parfum sur 600 ha pour des huiles essentielles produites dans notre distillerie.
- Des épices : baies roses, piment, poivre pour l’export
Toutes nos cultures sont bio Europe et USA et équitables pour les huiles essentielles et les épices.
Nous sommes certifiés par ECOCERT.
Nous produisons du compost et utilisons des résidus de distillation et les cendres de chaudière pour la fumure.
As-tu besoin de beaucoup de main d’œuvre ? Acceptes-tu les stagiaires ?
Nous sommes 500 permanents sur la propriété et parfois 300 saisonniers supplémentaires en fonction des travaux de plantation et récolte.
Tout est fait manuellement sauf les façons culturales : labours, disques
Nous avons donc un parc de tracteurs et des outils agricoles, mais c’est tout.
Je développe depuis quelques années la traction animale avec des zébus pour le transport et la production de fumier.
Je favorise une utilisation raisonnée de mes tracteurs et essaie le plus possible de protéger l’environnement : reboisement, recyclage des déchets….
Nous avons également, depuis 3 ans, débuté une activité touristique avec une chambre d’hôtes, car il y a une réelle demande d’écotourisme à Madagascar.
Nous recevons des familles ou groupes interessés de connaitre ces cultures tropicales et tout le travail que cela demande avant de pouvoir manger du chocolat ou se parfumer.
Je suis prêt à recevoir des stagiaires plutôt niveau BTS car un peu plus agés et donc plus autonomes.
J’ai déjà collaboré avec L’ISTOM pendant plusieurs années.
Quel est ton avis général sur l’agriculture malgache ?
L’agriculture Malgache est une agriculture de subsistance, il y a encore très peu de grandes cultures ou alors elles ont été abandonnées par faute d’investisseurs ou par manque de moyens de l’état.
Le potentiel agricole malgache est énorme, car c’est un grand pays avec des climats et des terroirs différents.
Il y a donc beaucoup à faire.
Le CNEAP (Centre National de l’Enseignement Agricole Privé), dont dépend le Lycée de Poisy, est engagé dans un grand programme de créations de collèges agricoles à Madagascar. (plus d’infos en cliquant ici)
As-tu déjà entendu parler de ce dossier ?
Je ne connais pas ce dossier.
Tant pis. Mais toi qui est directement en contact du monde agricole malgache, qu’en penses-tu ?
Je pense que cette initiative est très intèressante car on ne peut pas développer une agriculture rationnelle sans une formation adéquate.
Il manque de lycées agricoles à Madagascar et surtout dans les provinces pour former des techniciens de terrains.
Les seules bonnes écoles sont à la capitale et les élèves qui en sortent acceptent difficilement des postes en provinces. Ensuite il faudrait pouvoir favoriser l’installation des jeunes agriculteurs ou alors promouvoir les échanges d’expérience.
Pour terminer et revenir en France, quels sont tes souvenirs de tes "années lycée" à Poisy ?
De très bons souvenirs d’adolescence, des profs sympas et proches des élèves, des moments forts à l’internat et pour moi le déclic d’une carrière à l’étranger.
Je garde également un très bon souvenir de mes deux années en tant que surveillant d’internat.
J’avais quitté l’école seulement deux ans plus tôt en fin de terminale et, à mon retour, l’équipe pédagogique et d’internat m’ont accueilli comme une personne responsable en m’intégrant immédiatement.
Je n’avais que 21 ans.
Poisy à cette époque était déjà une grande famille !
As-tu gardé des contacts avec des camarades de classe ou d'internat de cette époque ?
Non malheureusement car l’éloignement n’arrange pas les choses, mais je serai tres heureux de pouvoir un jour participer à une rencontre d’anciens éleves suivant ma disponibilité.
En conclusion, que t’as « appris » ton passage à Poisy ?
L’autonomie, le partage et de bonnes bases en agriculture.
Merci Bruno ! Et à très bientôt...
Si tu passes prochainement par la France (en avion ou en moto!?), nos élèves du Lycée seraient vivement intéressés pour échanger avec toi sur tes 26 années d'expatriation et sur ta grande expérience de l'agriculture Malgache...
Bien amicalement à toi et ta famille,
Olivier PARIS
Mars 2011
Buenos Dias Eric !
Après une discussion avec Claude Querat, notre incontournable documentaliste du CDI de Poisy et la lecture de ton livre "Voyager à vitesse humaine" (Editions Cléa), notre curiosité s'est éveillée et nous nous permettons donc ces quelques questions pour en découvrir plus sur ton étonnant parcours. Merci de nous avoir accordé quelques instants en direct du Costa Rica...
Quand t'es donc venu ce rêve de faire le tour du monde ?
Dès l’age de 14 ans lorsque, en face de mon petit écran « le couple Hervé » invité ce jour sur le plateau de l’émission « la marche du siècle », racontait leur 14 ans de voyage à vélo !!
Quelques année plus tard, j'entamais ma formation de forestier au sein de l’école forestière de Meymac puis de Poisy.
Mes camarades se rappellent encore des quelques confidences faites au sujet de mon projet de voyage à vélo autours de la planète !
Mais, après ta formation à Poisy, tu as travaillé dans le bois avant de réaliser ce rêve ?
Oui, je me suis forgé une expérience professionnelle durant six ans au sein de la société forestière de l’est (SOFOEST) puis de la coopérative forestière de Villefranche (COFOVE).
Ma passion pour la haute montagne, le ski extrême, le par alpinisme m'ont permis de me tester physiquement et moralement.
Et alors, le choix du changement de vie ? A quelle date ? sous quelles conditions ?
Le 7 janvier 1996, à l’age de 27 ans, après avoir pris le soin de démissionner, car une année sabbatique ne me suffirait sans doute pas, je me suis envolé pour Los Angeles (Etats-Unis).
En fait, avant mon départ, j'avais « tout » pour être heureux mais mon bonheur a moi, il était différent, pas franchement matérialiste comme bon nombre de mes compatriotes !!
Tu avais déjà beaucoup voyagé en vélo avant ce grand départ ?
Non! Je n’avais jamais voyagé à vélo avant d’arpenter les grands boulevards de Los Angeles !!
Mon voyage était planifié pour 3 ans mais il aura finalement duré 6 ans parcourant plus de 100 000 Km à vélo à travers 70 pays, sur les cinq continents !!
(Vous pouvez visiter le site www.internatura-frcr.com pour en savoir plus)
Et alors, tes impressions à ce moment ?
Je suis revenu complètement ébloui par tout ce que j'avais vu et surtout vécu ; en rentrant au pays, j'avais bien du mal à croire ce que racontaient les médias. Je m'étais forgé ma propre opinion.
Très positif à mon retour, j'ai alors cru que j'allais pouvoir parfaitement me réadapter dans mon pays natal mais né-ni; après quelques mois seulement, j'ai compris qu’il fallait que je m'expatrie pour vivre pleinement ma vie !
Et comment choisir où repartir, vu le grand nombre de destinations déjà accomplies?
En repensant à tous les continents et les pays que j'avais traversé, j'en ai conclu que je me verrais bien vivre au Chili, en Amérique Latine.
Entre temps, je fus invité à écrire mon récit de voyage (Voyager à vitesse humaine – Editions Cléa) par un ami que j'avais connu lors de mon passage au Costa Rica.
Durant ces 3 mois d’immersion je tombais amoureux d’une forestière Costaricienne... et du Costa Rica.
Et c'est donc là que tu décidas de poser définitivement tes valises ?
En effet, finalement, le destin m’a conduit à m’installer sur mon continent de prédilection : L’Amérique Latine !
Depuis 2002, je vis très heureux dans mon pays d’adoption : Le Costa Rica.
Et tu as repris ton métier dans les forêts d'Amérique Latine ?
En fait, non. Je n'ai pas repris mon activité de forestier car je n’ai pas senti d’opportunités dans le domaine de la forêt tropicale.
Mais mon désir très fort de partager ma joie de vivre et ma passion d’apprendre et de découvrir m’ont conduit à créer ma petite entreprise dans le domaine de l’écotourisme.
Ah bon ! En quoi cela consiste-t-il exactement ?
Je propose des voyages qui sortent de l’ordinaire du fait de ma connaissance du pays et des relations particulièrement amicales que j'ai liées avec les partenaires avec lesquels je travaille.
Mon but étant que les visiteurs que j'accueille repartent enchantés de leur séjour et enrichis par tout ce qu’ils auront découvert et appris au contact des Costariciens.
Belles perspectives !
J'ai bien compris que je ne pourrais pas changer le monde mais, qu’à mon petit niveau, je peux apporter ma pierre à l’édifice.
Je favorise donc les structures touristiques gérées par des Costariciens et je prête attention à ce que les endroits visités aient une vision de la gestion durable des ressources.
Bien sur, l’humanisme fait partie de mes valeurs et je me rapproche donc de partenaires partageant les mêmes valeurs.
Et en conclusion, des regrets ?
Non ! Aucun ! Je me sens comblé par la vie et je n’hésite pas à l’exprimer !
Mon expérience démontre que si l’on en a le goût, l’envie et la volonté on peut gérer sa vie comme on l’entend et s’épanouir dans un bonheur immatériel.
Mille mercis, Eric, de nous avoir accordé ces quelques instants. Ton expérience et ton histoire sont vraiment passionnantes et je conseille vivement la lecture de ton ouvrage.
Merci Olivier. Je peux te proposer, lors de l’un de mes séjour en France, de venir donner une conférence sur le Costa Rica ou sur mon tour du monde à vélo.
Il serait également génial de pouvoir accueillir, un jour, un groupe d’étudiants, ici, au Costa Rica.
Salutations Tropicales et amicales.
Eric Gay
Superbes idées !!! Nous travaillerons donc dans ce sens, avec l'ensemble des équipes de Poisy-Chavanod et, en attendant ces futures rencontres, nous te saluons bien, depuis notre 'lointaine Haute-Savoie'.
Pour l'Association des Anciens Elèves, Le Président, Olivier PARIS
Février 2011
Bonjour Stanislas FREYHEIT,
Nous nous permettons de te déranger dans ton magnifique Yukon pour en savoir un peu plus sur ton dynamique parcours aquacole.
Merci de nous avoir accordé quelques minutes.
Peux-tu, tout d'abord, te présenter en quelques mots ?
Je suis originaire de Epinal, dans les Vosges,.
Concernant mes études, j'ai d'abord fait un IUT Génie de l'environnement, pour ensuite enchaîner sur une licence professionnelle en aquaculture.
Tu as cette passion de l'aquaculture depuis longtemps?
Je suis passionné par la pêche à la mouche depuis mon plus jeune âge, donc j'ai essayé de réaliser tous mes stages dans des lieux liés à l'écologie, et notamment à la gestion des rivières.
J'ai réalisé mon stage d'IUT dans une écloserie de saumons sauvages en Ecosse, plusieurs stages dans des fédérations de pêche en France, où j'ai notamment fait un travail de scalimétrie sur les Ombres Communs, avec la fédération de pêche des Vosges.
Je crois que tu as beaucoup voyagé et découvert le monde?
J'ai dédié la majorité de mon temps libre aux voyages de pêche...
J'adore découvrir de nouvelles rivières et de nouvelles cultures...
A peine revenu d’Écosse en 2007, je parle Anglais couramment et me rends compte que j'adore les langues étrangères.
J'apprends donc à parler la langue mongole pendant 6 mois pour aller vivre pendant 1 mois, seul, chez les nomades aux confins de la Mongolie et pêcher dans de somptueuses rivières... expérience inoubliable!!!
(récit en ligne sur mon site www.frenchflies.org)
Et ensuite, d'autres pays découverts?
Oui oui. L'année d'après ce sera la Laponie Suédoise, puis l'Irlande...
Ensuite, je retournerais travailler en Ecosse quelques mois...
Puis ma licence se finit en 2010, donc pour joindre l'utile à l'agréable, je vais travailler à Icy Waters, pisciculture d'Omble Chevaliers, située au Yukon (Canada).
Cet emploi est-il facile, avec les conditions météorologiques du Yukon?
Travailler ici est une expérience originale, mais rude !
Originale, car très peu de personne élèvent les ombles chevaliers en gros tonnage... C'est un poisson qui a besoin d'une eau très froide...
Rude, car la température moyenne en hiver est de -20°C, il commence à faire froid à partir de -30°C, et très froid à -45°C!
Le travail au bord des bassins se transforme donc en lutte contre la glace...
L’épuisette se transforme en cuillère de glace, il faut casser des couches de glace sur les tanks pour que les granulés arrivent dans l'eau...
Constamment nourrir et surveiller les poissons... se réveiller à 3h du matin, et sortir par -30°C pour mettre la main à la pâte si une alarme se déclenche...
Dur, Dur, en effet !
Oui! Mais la récompense, c'est de travailler dans les immenses forêts du Yukon, avec les aigles pêcheur qui tournent au dessus de votre tête, et de se savoir entouré par les ours, les loups ou les wolwerines...
Sans parler des aurores boréales, et de tout le folklore du Yukon, de la ruée vers l'or, en passant par les chiens de traineau...
Et pourquoi ce choix du Canada?
Le choix du Canada?... simplement pour découvrir un autre pays, et parce que les formalités sont assez simples (il suffit de trouver une entreprise et de prendre un Permis Vacances Travail), mais surtout pour parler anglais!
Puis aussi pour essayer un mode de vie assez original, on n'a pas tous les jours l'occasion de pêcher sous la glace, faire de la motoneige, ou voir des ours!...
Il faut aussi préciser qu'ici, on produit un poisson excellent, à la chair très fine, car la croissance est très lente dans nos eaux glaciales...
Qu'est ce qui te plait vraiment en travaillant pour l'aquaculture? As-tu un message particulier?
Je suis fier de travailler pour l'aquaculture, car je pratique toutes mes pêches en "No kill".
Je pense qu'a l'heure actuelle, il faut se nourrir des produits issus de l'aquaculture, qui sont de véritables "alicaments", bourrés d'omega 3 et de vitamines, et conserver nos populations de poissons sauvages, dédiées à la pêche de loisirs.
Comment ta formation à Poisy a-t-elle été perçue outre-atlantique?
Mes compétences ont été très bien accueillies, car l'Ecole d'Agriculture de Poisy a établi une convention avec notre entreprise, donc elle fournit régulièrement des jeunes pisciculteurs francais qui ont envie d'une expérience hors du commun !
Une initiative très pertinente pour ouvrir l'esprit des jeunes Francais!
Et ton accueil par la population locale?
J'ai été très bien accueilli au Yukon, même si c'est une région largement moins francophone que le Québec, par exemple.
Les gens sont très chaleureux, et leur style de vie, proche des trappeurs, est très plaisant !
Quels sont tes projets pour la suite?
Me rapprocher encore plus de ma passion, la pêche à la mouche, en créant mon entreprise de vente de mouches de pêche en France, puis encore des voyages...
Explorer les rivières des Carpates en Roumanie, retourner en Mongolie, découvrir le Kirghizstan, la Patagonie...
Tout est possible!
Merci, bravo pour ce beau parcours, bonne continuation et à bientôt, Stanislas.
Février 2011
Nota 1 : Le Yukon est un territoire fédéral du Canada.
Situé dans la partie nord-ouest du pays, à la frontière avec l'Alaska, le Yukon mesure environ 480 000 km2, ce qui en fait le plus petit des trois territoires canadiens (après le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest) ; il est également plus petit que six des dix provinces du pays. Il tire son nom du fleuve Yukon.
Le Yukon a été créé en 1898 à partir de la région occidentale des Territoires du Nord-Ouest afin de répondre à la croissance de la population lors de la ruée vers l'or du Klondike.
En 2009, il compte 31 530 habitants, ce qui en fait la deuxième entité la moins peuplée du Canada, juste devant le Nunavut. Sa capitale est Whitehorse.
Nota 2 : Le joli poisson coloré est un omble chevalier " artic charr " ...
Réaliser et suivre des plans de gestion de la forêt, la cartographier, marquer des coupes, c’est le métier qu’exerce Jean-Mathieu Gambu au sein de la Coopérative forestière de Rouen, à Vieux-Manoir en Seine-Maritime.
Au cours de son année de BTS Technico-commercial à Poisy et suite à l’envoi en mai 2009 de lettres de candidature spontanée sur l’ensemble de la région Normandie, Jean-Mathieu Gambu a reçu une offre pour un poste de technicien SIG (système d’information géographique) à la Coopérative forestière de Rouen:
« J’ai eu un entretien de recrutement avant même de passer mon examen et dès que je l’ai obtenu « j’ai été employé à la coopérative en CDD, transformé en CDI six mois plus tard. »
Ayant passé son enfance près Lyons-la-Forêt, au coeur de la forêt domaniale, Jean-Mathieu Gambu a toujours aimé la forêt, d’où son choix pour des études de gestion forestière : «Mes études, et surtout mon premier BTS en gestion forestière, m’ont permis de découvrir tous les métiers de la forêt : bûcherons, scieurs…
C’est finalement un milieu professionnel assez réduit où tout le monde se connaît».
Son second BTS Technico-commercial, en 1 an, lui a fait connaître les destinées du bois et métiers liés : transformateurs, menuisiers, charpentiers.
Cette même année, la licence d’aménagement préparée à Poisy lui a permis d’approfondir ses connaissances en cartographie. «Ma spécialisation en système d’information géographique à partir de photographies aériennes a tout de suite intéressé la coopérative», se souvient-il.
(.../... suite sur PDF joint)
En effet, Jean-Matthieu Gambu a été le sujet, en juin 2010, d'un très intéressant dossier, paru dans le magazine "PRESENCE", édité par le CNEAP (Conseil National de l'Enseignement Agricole Privé).
Vous pouvez découvrir l'intégralité de cet article grâce au fichier PDF joint ci-dessous...
et découvrir la palette complète des actions du CNEAP sur leur site web, accessible directement ci-dessous.
Juin 2010
Martial SADDIER, pouvez-vous, s'il vous plait, vous présenter à nos internautes ?
« Oui bien sûr. Je suis né à Bonneville, le 15 octobre 1969. Elève au Collège Sainte-Marie de La Roche-sur-Foron, en Haute-Savoie, je suis ensuite rentré au Lycée Agricole de Poisy en septembre 1985 pour y préparer un B.T.A.G (Brevet de Technicien Agricole Général). J’ai fais 3 années d’internat. A l’époque, l'école était dirigée par René Miguet et Laurent Viguier pour la partie internat.
Mon B.T.A.G en poche, en juin 1988, j'ai poursuivi mes études en préparant un B.T.S.A (Brevet de Technicien Supérieur Agricole) de Production Arboricole au Lycée Sainte Livrade dans le Lot et Garonne (47).
Ensuite, je suis entré comme cadre à la Chambre d’Agriculture de Haute-Savoie. Une expérience professionnelle de 10 ans, en tant également qu’expert national, enseignant puis directeur de l’Organisation des Producteurs de Fruits de Haute-Savoie. Parallèlement, je débute ma carrière politique en tant que conseiller municipal à la mairie de Bonneville en 1995. En 2001, je suis élu Maire. La même année, je deviens Président du Syndicat Intercommunal (Ce Syndicat Intercommunal est devenu, depuis le 1er janvier 2006, la communauté de communes de Faucigny Glières). »
Votre carrière politique a débuté très tôt ?
« Oui, c’est vrai. Lors de mon élection en 2001, j’ai été recensé comme étant le plus jeune maire de France des communes de plus de 10 000 habitants. Et en 2002 lors de mon élection en tant que député, je comptais parmi les plus jeunes députés de France. J’exerce donc en ce moment mon second mandat puisque le 10 juin 2007 j’ai été réélu avec près de 55 % des suffrages au premier tour. »
Quels sont vos fonctions et attributions, aujourd'hui, à l'Assemblée Nationale ?
« Je suis membre de la commission du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire. Je participe également à plusieurs groupes de travail et notamment celui concernant les problématiques transfrontalières. J’occupe par ailleurs d’autres fonctions : je préside les comités opérationnels apiculture et agriculture biologique. Et je suis aussi président du groupe de travail n°3 mis en place dans le cadre de la Concertation nationale pour la préparation du Plan National d’Adaptation au changement climatique. »
Vous avez également intégré l’Association Nationale des Maires de France ?
Parallèlement, je me suis beaucoup investi au sein de nombreuses associations, ce qui m’a impliqué étroitement aux côtés des élus locaux dans leurs missions quotidiennes : au niveau national, en tant que secrétaire général puis Président de l’Association Nationale des Elus de Montagne ; et au niveau local, en tant que membre du bureau de l’association des Maires de Haute-Savoie. Fort de cette expérience et de mes convictions, j’ai vu ma candidature retenue pour intégrer le bureau de l’Association des Maires de France. En devenant membre du bureau de l’Association des Maires de France le 25 novembre 2008 lors du 91ème Congrès des Maires à Paris. Je vais continuer à représenter au plus haut niveau les élus hauts-savoyards au sein de cette puissante association qui regroupe près de 36 000 maires et présidents de communautés, dans les communes des départements et territoires français, de métropole et d’outre-mer, sans aucune discrimination liée à la taille de la collectivité ou au parti politique d’appartenance."
Vous avez aussi été nommé Président de la Commission permanente du Conseil National de la Montagne ?
En ma qualité de député de la Haute-Savoie et ayant été pendant 2 ans Président de l’ANEM (Association Nationale des Elus de la Montagne), j’ai toujours fait preuve d’un engagement constant pour défendre les territoires de montagne. J’ai en effet récemment été nommé Président de la Commission Permanente du Conseil National de la Montagne.
Le CNM est l’instance d’orientation au niveau national de politique de montagne, rattaché au Premier Ministre. Il a été réactivé le 3 novembre dernier. Suite à l’installation de la commission permanente, cinq groupes de travail ont été lancés, ils portent sur le devenir des stations de moyenne montagne, l’agriculture et la forêt de montagne, le futur des politiques européennes et la prise en compte de l’espace montagne, les services à la population et les innovations technologiques ainsi que la gestion durable des territoires et les modalités de gouvernance. L’enjeu est de taille car il s’agit en toile de fond de ne pas oublier la spécificité « montagne » dans le projet de réforme des Collectivités Territoriales.
Et au niveau économique ? Un rôle dans le décolletage, élément moteur de votre circonscription électorale ?
" Après m’être beaucoup investi sur le sujet des industries mécaniques, je suis parvenu à la création d’un Groupe d’Etudes relatif aux Industries Mécaniques à l’Assemblée Nationale dont j’ai été désigné Président. La création de cette instance, en projet depuis de nombreuses années constitue un moyen précieux d’auditionner les acteurs de ce secteur sur les difficultés qu’ils rencontrent et permet surtout à ce lobby de s’exprimer au plus haut niveau. Enfin, la naissance de ce groupe d’études constitue également une reconnaissance supplémentaire du secteur industriel, en particulier du principal bassin de production de l’industrie du décolletage que constitue la vallée de l’Arve. "
En conclusion, que vous a appris votre passage dans le secteur agricole ?
" Mon expérience auprès des agriculteurs m’a appris à être volontaire et courageux. J’ai acquis les valeurs du travail, de la persévérance et du respect. Mon engagement dans la vie publique signifie en tout premier lieu la défense de ces valeurs fondamentales, de façon quotidienne. J’ai appris également qu’il fallait fédérer autour de soi, trouver la capacité de faire partager ses idées pour mieux les défendre. A plusieurs, on est plus fort, c’est collectivement que les grande histoires se bâtissent, c’est collectivement que l’on relève les grands défis. »
Monsieur le Député; merci de nous avoir accordé un instant, et rendez-vous lors d'une prochaine manifestation du Lycée, que vous ne manquerez pas, nous l'espérons, d'honorer de votre visite.
La rédaction web de www.depuis1953.fr
Décembre 2009